Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv du 16 juillet 1942. Ce discours marque un tournant majeur dans notre rapport au passé national et dans la réévaluation du rôle de Vichy pendant l’Occupation, dont cette rafle fut l’événement le plus tragique. Avec 12 884 personnes arrêtées en plein Paris – dont près de 4 000 enfants –, presque toutes exterminées ensuite à Auschwitz, ce crime resta pourtant longtemps ignoré de nombreux Français, commémoré seulement par les organisations juives. Ce n’est que progressivement qu’il deviendra à la fois le symbole du génocide et de la complicité « irréparable » d’une France travaillée par l’antisémitisme.
Dans ce récit inédit, concis et passionnant, Sébastien Ledoux retrace la mémoire du Vel d’Hiv, de la fin de la guerre jusqu’à nos jours.
Dans ce récit inédit, concis et passionnant, Sébastien Ledoux retrace la mémoire du Vel d’Hiv, de la fin de la guerre jusqu’à nos jours.